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    Monsieur le Président de la République, après avoir goûté à la peste en 2007, les français sont dégoûtés du choléra depuis mai 2012.

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    lesinfirmières

    Messages : 574
    Date d'inscription : 01/01/2013

    Monsieur le Président de la République, après avoir goûté à la peste en 2007, les français sont dégoûtés du choléra depuis mai 2012.

    Message par lesinfirmières le Dim 28 Fév 2016 - 11:50

    Lesinfirmières Encolère
    30 min · 
    A COPIER/COLLER ET A ENVOYER AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/
    Monsieur le Président de la République,
    infirmières, nous partageons la grosse colère des agriculteurs qui, hier, vous ont exprimé sévèrement leur mécontentement.
    Comme le monde paysan, le monde infirmier gronde, qu'il exerce en salarié ou en libéral.
    Vous avez reçu et pris connaissance de nos courriers des 01 novembre 2015 et 16 février 2016. Madame votre Cheffe de Cabinet nous en a donné réponses les 09 décembre 2015 et 25 février 2016.
    Monsieur le Président de la République, tels les chauffeurs de taxi, les agriculteurs et paysans, les routiers et autres transporteurs aux capacités de nuisances visibles et avérées, nous, infirmières, de part l'obligation qui nous est faite de soigner la population 24/24, nous ne pouvons déserter toutes ensemble les hôpitaux, les cliniques et les patients à leur domicile pour aller faire du bruit et empêcher les citoyens de circuler librement. Nous sommes astreintes de gré ou de force à la continuité des soins et nous en sommes plus que fières, même si nous sommes dépitées. Mais ce silence obligé ne doit pas cacher notre capacité de nuisance qui, tous les hommes politiques le savent, est importante de part notre proximité quotidienne auprès des patients que nous connaissons dans leur intimité, ces moments forts du soin où ils expriment, eux aussi, leur quotidien, leur colère, leur désarroi et leur découragement de cette France bloquée, qui n'avance plus et qui régresse un peu plus chaque jour dans presque tous les domaines.
    Beaucoup de français, de françaises, ne peuvent plus se soigner par manque de moyens financiers. Y compris, celles et ceux aux revenus assurés et réguliers mais repoussent toujours plus les soins, parfois cruciaux, au profit d'autres priorités souvent alimentaires. Les cotisations aux mutuelles de santé augmentent toujours plus et les prises en charge des remboursements baissent aussi fréquemment. Il faut être, soit réfugié, soit au minima des minimas pour pouvoir se faire refaire les dents gratuitement ou obtenir une paire de lunettes sans débourser en plus des cotisations prélevées mensuellement nos salaires.
    Le spectacle politicien, permanent et honteux, les abus tous les jours dénoncés par la presse font que les français n'ont plus confiance en leurs élus, à commencer par vous qui avez été choisi en 2012, par défaut. Ainsi, après avoir goûté à la peste en 2007, les français sont dégoûtés du choléra depuis mai 2012. Ils vous le font savoir régulièrement lors des élections mais rien ne change. Même les atermoiements vite oubliés et narquois des responsables de partis politiques au sujet de la montée et des scores importants des extrêmes, les soirs de plateaux télévisés ne font plus recettes.
    Le démantèlement soit du système hospitalier, soit du système libéral du soin au seul profit de la logique financière et comptable produit des désastres humains dans les hôpitaux et en ville dont vous ne connaissez pas les effets. Si demain la France était confrontée à une épidémie majeure, nous ne serions pas plus armés que certains pays sous développés. Madame la ministre de la Santé, semble ne pas connaître le monde de la santé autrement que par des conférences et autres rassemblements. Mais la réalité du terrain des soignants est autre et la fatigue, les manques de personnels et la charge de travail (qui sont imbriqués) font que les "épisodes valeureux" ne pourraient se reproduire dans le temps, même avec 3 millions d'euros : le prix du mépris !
    Monsieur le Président de la République, la Santé est à bout de souffle. Vous entendez les plaintes des forces de l'ordre et vous y répondez. Vous entendez les klaxons des taxis qui défilent sous vos fenêtres et vous y répondez. Les agriculteurs et les paysans écœurés, ne croient désormais, pas plus que nous, en vos promesses et vos engagements ou, pire encore, en celles de monsieur le Premier ministre.
    Nous, nous tiendrons le nôtre d'exprimer vivement et massivement notre colère, dans les urnes en mai 2017, voire avant sur le pavé.
    Lesinfirmieres Encolere
    lesinfimieresencolere@gmail.com


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