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    Lesinfirmières Encolère enquêtent / sondent sur la pénibilité.

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    lesinfirmières

    Messages : 574
    Date d'inscription : 01/01/2013

    Lesinfirmières Encolère enquêtent / sondent sur la pénibilité.

    Message par lesinfirmières le Dim 21 Fév 2016 - 15:23

    https://www.facebook.com/lesinfirmieres.encolere/


    Lesinfirmières Encolère

    Sur les 102 premiers votants par ordre d'importance (pas de changement significatif) : 1 manque de personnels 2 charge de travail 3 fatigue 4 stress 5 horaires décalés 6 relation hiérarchie et 7 interaction médecins.



    lesinfirmières

    Messages : 574
    Date d'inscription : 01/01/2013

    Re: Lesinfirmières Encolère enquêtent / sondent sur la pénibilité.

    Message par lesinfirmières le Lun 22 Fév 2016 - 9:09






    Lesinfirmières Encolère
    1 h · 
    https://apps.facebook.com/…/penibilite-infirmiere-vos-3-cri…
    185 réponses et toujours le même classement avec en tête la charge de travail et le manque de personnels, liés à la ... fatigue !
    Donc il faut cesser cette tendance à supprimer des postes car les personnels en place sont usés et fatigués jusqu'à la corde !





    Puer Fetard

    Messages : 29
    Date d'inscription : 24/10/2010

    Re: Lesinfirmières Encolère enquêtent / sondent sur la pénibilité.

    Message par Puer Fetard le Lun 22 Fév 2016 - 13:30

    Ce qui reviendrait à dire que si les infirmiers exerçaient en nombre suffisant, il n'y aurait pas de pénibilité? Foutaise...

    Il faut simplement demander Aux intéressés ce qu'ils considèrent comme un surcroît de pénibilité dans leur exercice et pourquoi (et donc en plus des items qui vont de soi , décalages horaires, bascules jour/nuit, w-e, fériés, rappels au service sur CA, congés d'été limités à 2 semaines   stress, rapport à la mort, responsabilités, cadences, recours aux heures sup, à rester plus longtemps pour cause de transmissions,  rapports hiérarchiques, expositions à des radiations ionisantes, des émanations toxiques,  stress oxydatif etc...).

    La charge de travail "ingérable" du fait d'un sous effectif,  est à régler en premier lieu mais au profit des patients, que nous sommes toutes et tous potentiellement.
    On ne peut dire d'un métier qu'il est pénible du fait d'un sous effectif récurrent surtout qu'il est  implicitement accepté (car les salariés ont droit de retrait s'ils considèrent leurs missions comme impossibles en
    mettant en danger le patient et eux-mêmes)), il s'agit d'un problème d'organisation, collatéral, mais pas un problème intrinsèque lié à l'exercice propre.

    Imaginez un instant le résumé de la profession d'infirmière sur
    http://social-sante.gouv.fr/metiers-et-concours/les-metiers-de-la-sante/les-fiches-metiers/article/infirmier

    on ne peut donc affirmer que la profession relève de la pénibilité du fait partiel et partial d'un sous effectif permanent, et si le problème existe (je n'ai jamais prétendu le contraire), c'est qu'il est d'ordre structurel.

    Ne pas s'attaquer au structurel ne fait donc pas d'un métier qu'il est pénible, c'est plutôt une sorte de démission des professionnels face à leurs missions qu'ils réservent pour l'essentiel "au plus urgent", là est toute la subtilité.

    Prenons un exemple, un mécanicien a des missions par rapport à un véhicule et le client , il ne se contente pas de changer la pièce la plus urgente à remplacer, dans un problème global, en laissant de côté le reste verif des niveaux, gonflage pneus etc, dans ce cas il doit l'en informer.

    Est-ce que les IDE informent leurs patients qu'ils souhaiteraient accomplir leurs missions dans leur globalité dans la prise en charge mais qu'ils ne parviennent qu'à réaliser des priorités? Non...

    La seule réaction qu'on peut observer est un absentéisme important qui retentit sur l'ensemble des conditions de travail sans remettre en cause le structurel.

    Nous sommes bien dans un cercle vicieux dont les premiers à morfler sont les usagers! En dépit de la souffrance au travail, de la durée moyenne d'exercice qui avoisine les 10 ans?

    Quand on accepte de travailler de nuit en étant enceinte (alors qu'il est interdit à l'extérieur de l'hôpital), et en plus sans contrepartie,  que les heures de nuit valent un € de plus, que les w-e soient payés des clopinettes...  il ne faut pas s'étonner que les pouvoirs publics ne reconnaissent plus la pénibilité pour les IDE sédentaires.
    Dérogation acceptée avec la bénédiction des syndicats subventionnés par notre beau pays ah que non qu'il est pas sexiste du tout!

    En d'autres termes, ce sondage ne vaut pas grand chose, car ne pointe pas les véritables problèmes, au contraire il existe une tendance au déni de ce qui faisait la pénibilité une époque en invitant les problèmes structuraux aux réjouissances.

    En acceptant les dérogations qu'aucune autre salariée n'ont accepté, les salaires minables, les compensations dérisoires, les entorses répétées incompatibles avec la vie de famille etc, les IDE ont tendu le bâton pour se faire battre et perdre la pénibilité. Depuis longtemps elles démissionnent de leurs missions pour ne pallier qu'au plus urgent. Beaucoup épousent dorénavant le système. On soigne de moins en moins "vieux", qui seront les prochains?
    Un constat pathétique...

    Nous ne sommes plus rien soyons tout...!!!
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    Solange Granier

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    Re: Lesinfirmières Encolère enquêtent / sondent sur la pénibilité.

    Message par Solange Granier le Mar 23 Fév 2016 - 15:13

    https://www.facebook.com/lesinfirmieres.encolere






    Lesinfirmières Encolère
    1 h · 
    204 réponses et toujours le même classement dans le trio, avec en tête, la charge de travail et le manque de personnels, liés à la ... fatigue ! Donc il faut cesser cette tendance à supprimer des postes car les personnels en place sont usés et fatigués jusqu'à la corde !





    Puer Fetard

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    Re: Lesinfirmières Encolère enquêtent / sondent sur la pénibilité.

    Message par Puer Fetard le Mar 23 Fév 2016 - 18:21

    Ci-dessous les critères officiels retenus pour la pénibilité :

    http://www.editions-tissot.fr/actualite/droit-du-travail-article.aspx?secteur=PME&id_art=5984&titre=Compte+p%C3%A9nibilit%C3%A9+%3A+4+facteurs+de+p%C3%A9nibilit%C3%A9+applicables+au+1er+janvier+2015

    La charge de travail comme les problèmes d'effectifs (qui sont d'ailleurs liés), n'a pas à apparaître dans un sondage comme "facteur de pénibilité" car absolument toutes les professions peuvent s'en prévaloir!

    C'est comme si le sondage avait inclus l'item "se lever le matin est pénible"...ou "l'absence de reconnaissance du métier le rend pénible" etc...

    Donc infirmièrencolere fait fausse route car les IDE ne bénéficieront jamais de pénibilité pour ces motifs, par contre rien absolument rien n' empêche les IDE de dénoncer les problèmes d'effectif et pour leurs missions et les conditions de travail!

    Le font-elles???

    Pas à ma connaissance.

    Elles attendent peut être qu'un  ministre les encourage à manifester...?

    Gros problème, le Professeur Léon Schwarzenberg (ministre de la santé quelque semaines en 1988)...n'est plus de ce monde...
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    Solange Granier

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    Re: Lesinfirmières Encolère enquêtent / sondent sur la pénibilité.

    Message par Solange Granier le Jeu 25 Fév 2016 - 9:14

    Bon il semble que les chiffres et les % soient stables. Donc les premiers item sont étroitement liés car manque de personnels = charge de travail = fatigue = stress ......... Mais tout cela on le savait déjà. Preuve supplémentaire (si besoin) que les conditions actuelles du soin et de la prise en charge des patients sont loin d'être au top !


    https://www.facebook.com/lesinfirmieres.encolere






    Puer Fetard

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    Re: Lesinfirmières Encolère enquêtent / sondent sur la pénibilité.

    Message par Puer Fetard le Jeu 25 Fév 2016 - 10:33

    Les nurses britanniques s'étaient révoltées en 1988 à peu près en même temps que nous...

    Elles ont eu en moyenne un tiers de salaire en plus...en l'échange d'effectifs moins nombreux, ce qui a permi de fermer des structures de soins...et des files d'attente...bref.

    De notre côté nous avons été perdants sur les deux volets

    Un collègue atteint d'un neo doit attendre 3 mois pour une consultation et second avis...foutage de gueule dont nous sommes toutes et tous responsables quelque part...

    Bientôt trente ans (!) que les infs ne sont pas descendues battre le pavé....

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    Re: Lesinfirmières Encolère enquêtent / sondent sur la pénibilité.

    Message par Contenu sponsorisé


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