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    Canada : le président de l’Ordre infirmier dans les bagages de Hollande

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    Message par seringatomik le Mar 4 Nov 2014 - 15:23

    http://www.actusoins.com/26211/canada-president-lordre-infirmier-les-bagages-hollande.html#comment-30698

    Secret, discret... Didier Borniche, président de l'Ordre infirmier, s'est envolé avec François Hollande, à l'occasion du voyage du président de la République au Canada, quelques jours après la clôture d'élections controversées à l'ONI. L'occasion d'aller voir de l'autre côté de l'Atlantique si la situation est plus rose. Pas vraiment à en croire les infirmiers québécois qui tenaient les 2 et 3 novembre leur congrès.

    Capture d’écran 2014-11-04 à 13.07.28"L'ordre " pour tous" va survivre. Car il est défendu au plus haut niveau de l'état", écrit un anonyme sur le forum du SNIIL (Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux).

    L'actualité semble lui donner raison : Didier Borniche, président de l'ONI fait partie des invités de la présidence de la République au cours de l'actuel déplacement officiel au Canada. Information confirmée par l'Elysée.

    Didier Borniche a été invité pour parler des pratiques infirmières avancées et a rencontré ses homologues de l'OIIQ, l'ordre infirmier québécois qui tenait son assemblée générale annuelle, les 2 et 3 novembre .

    Il avait, rappelons-le, participé aux négociations qui ont permis à une reconnaissance mutuelle des diplômes infirmiers.

    François Hollande doit notamment discuter avec le Québec de partenariats scientifiques et universitaires, de mobilité professionnelle entre la France et le Québec et du dossier délicat des droits d'inscription pour les 12 000 étudiants français dans la Belle province qui pourraient tripler si l'accord de 1978 prend fin. Celui-ci permet aux étudiants français de payer les mêmes droits que leurs homologues québécois, soit moins que les Canadiens des autres provinces.

    La présence de Didier Borniche, à côté d'un aréopage d'universitaires et d'un responsable de l'OFQJ (Office franco-québécois pour la jeunesse) dans la délégation française pose, au-delà des sujets abordés, la question de l'avenir de l'Ordre.

    Celui-ci ne semblait pas assuré, selon les propos de Marisol Touraine, ministre le la Santé estimant en mai dernier que "l'Ordre des infirmiers est un Ordre contesté, un Ordre sans légitimité, et donc un Ordre dont l'avenir est clairement menacé". L'invitation de François Hollande représente-t-elle un revirement ?

    Du côté des anti-Ordre, on crie ainsi à la "trahison socialiste" et on s'interroge sur les différences de points de vue entre François Hollande et Marisol Touraine. Un point que cette dernière devra certainement éclaircir.
    Les infirmières québécoises défendent le droit de prescrire

    drapeau-250x146"Donner aux infirmières le droit de prescrire dans certaines situations cliniques, miser sur la collaboration interprofessionnelle pour mieux traiter les maladies chroniques, (...) modifier la réglementation afin que les infirmières praticiennes spécialisées puissent utiliser toutes leurs compétences"... Ces revendications font partie de la plate-forme de revendication de l'OIIQ.

    « Des quelque 73 000 infirmières que compte le Québec, 57 000 travaillent dans le réseau de la santé et des services sociaux. Il est temps que le Québec prenne des mesures visant à tirer le meilleur parti possible de leurs compétences et de leurs expertises professionnelles », estime la présidente de l'OIIQ, Lucie Tremblay.

    Pour l'OIIQ, habiliter les infirmières à prescrire dans certaines situations cliniques permettrait d'améliorer la continuité des soins et de réduire les délais d'attente pour certains services, permettant aux infirmières de compléter les soins qu'elles ont déjà amorcés.

    "Cette initiative serait porteuse de très nombreux bénéfices, dont un accès plus rapide aux traitements et au suivi clinique, une réduction des complications et des coûts liés à une prise en charge tardive", estime l'Ordre québécois.
    Des équipes interprofessionnelles

    L'OIIQ estime également que "des équipes interprofessionnelles devraient être mises en place dans les services de première ligne pour favoriser l'efficacité des soins, augmenter l'utilisation efficiente des ressources et assurer la prestation sécuritaire des soins".

    "Une meilleure coordination découlerait de la création de telles équipes et permettrait d'éviter des délais dans la prestation des services, ainsi que la duplication des interventions, tant en première ligne que dans les services spécialisés", ajoute l'OIIQ.

    Celui-ci cite un projet déjà réalisé dans quatre CSSS (centres de santé) de Chaudière-Appalaches. Bilan : 27 % à 50 % moins de consultations aux urgences, de 21 % à 44 % moins d'hospitalisations évitables et de 21 % à 61 % moins de tests de laboratoire et d'imagerie inutiles.

    Côté CHSLD (nos Ehpad), "quand on tient compte de la nature des besoins en soins des personnes hébergées et sachant que de 45 % à 67 % des hospitalisations peuvent être évitées quand les infirmières sont en nombre suffisant, assurer leur présence dans les équipes à tous les quarts de travail devient incontournable", estime les infirmiers québécois.

    Ces derniers critiquent également une "augmentation du nombre de patients par infirmière" qui a "des impacts négatifs sur la prestation sécuritaire des soins, la qualité des soins et les résultats cliniques pour les patients".

    Des thématiques très semblables à celles évoquées par les infirmiers français.

    Plus étonnant, les infirmières québécoises estiment que cela se passe mieux de ce côté-ci de l'Atlantique. " En France, par exemple, elles ont plus de responsabilités face au patient", reprend un quotidien québécois...

    Cyrienne Clerc



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